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Mon cahier rouge à spirales : récits des années bonheur

Bienvenue dans mon journal personnel, un espace où je partagerai des tranches de vie, des anecdotes et des souvenirs des années soixante. Attendez-vous à des récits amusants et décontractés, sans aucune nostalgie, pour vous faire voyager dans le temps. Que vous ayez vécu cette époque ou que vous soyez curieux, j'espère que vous trouverez ici de quoi sourire et vous inspirer.

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Retour vers la mémoire des sixties

Découvrez tous les articles de notre blog et plongez avec nous dans l'ambiance unique des années soixante. Musique, anecdotes, histoires et plus encore vous attendent pour revivre cette décennie dorée.

Des souvenirs par milliers, sans filtres ni regrets

Ce blog est ma façon de partager mes envies, mes réflexions et mes souvenirs des années 60. Attendez-vous à des anecdotes variées, souvent légères et toujours sincères. L'idée est de s'amuser et de se remémorer ces "années bonheur" à travers mes yeux, en y ajoutant des photos et des vidéos pour illustrer chaque histoire. Plongez avec moi dans cette époque fascinante !

PREFACE

 

GARACHICO le 14 août 2026

Bienvenue dans le rétro-tunnel ! (Entrez, c'est gratuit et ça sent la naphtaline)

​Si vous avez cliqué sur cet onglet "Blog" en pensant trouver des conseils en développement personnel, une masterclass sur la productivité ou un comparatif passionnant des meilleures trottinettes électriques... faites demi-tour immédiatement. Vous vous êtes trompé d’époque.

​Ici, on ne court après rien. Surtout pas après le temps, puisque nous allons joyeusement le remonter.

​Bienvenue dans ma machine à remonter le temps personnelle, garée entre 1958 et 1969. Une décennie dorée où j'ai apprenti à user mes fonds de culotte, à écorcher mes genoux sur le macadam et à développer une tolérance absolue au bruit du moteur Simca.

​À quoi faut-il s'attendre par ici ?

​À l’époque, on ne disait pas qu'on "déconnectait", tout simplement parce qu'on n'avait pas encore inventé l'obligation d'être branché en permanence. Pas de Wi-Fi, pas de notifications push pour vous rappeler de respirer, et un seul poste de télévision dans le quartier qui crachait du noir et blanc avec autant de conviction qu'un grille-pain en fin de vie.

​Dans ce blog, je vais vous raconter :

  • ​La douce insouciance des années 60, où la principale source d'angoisse d'un gamin était de savoir si on aurait le droit de finir le paquet de biscuits à la crème avant le journal télévisé.
  • ​Un autre style de vie, où les voitures sentaient l'essence lourde et le skaï brûlant en plein mois d'août, et où la sécurité routière consistait principalement à dire aux enfants : "Accroche-toi bien et ne tombe pas".
  • ​Des anecdotes hautement improbables, des bêtises monumentales commises sans casque ni filet de sécurité, et des éclats de rire qui résonnent encore entre deux vinyles 45 tours.

​Pourquoi un blog sur les Sixties sur un site de radio ?

​Parce que la musique des années 60, ce n'est pas juste du son qui sort des enceintes de Radiolab Sixties : c'est la bande originale d'une époque où l'on prenait le temps de vivre, de respirer, et de fabriquer des souvenirs inoubliables avec trois fois rien.

​Installez-vous confortablement, poussez les meubles, baissez les lumières (ou allumez une lampe à lava si vous en avez une) et laissez le vieux grabataire que je suis vous raconter comment on s'amusait avant que le monde ne devienne un grand mode d'emploi.

​Bonne lecture... et n'oubliez pas de remonter votre pantalon en tergal, ça va secouer !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

Notre mini lecteur des sixties

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Chapitre 1 : Entrée en scène (et panique à la maternité)

En cette fin de matinée d’octobre 1958, la quiétude de la maternité Saint-Joseph à Angers fut soudainement troublée par un événement hautement révolutionnaire : mon arrivée.

Dans la chambre, c'était le calme plat des grandes institutions médicales de l'époque, jusqu'à ce que ma mère lance un premier avis technique à la cantonade :

— « Il arrive. »

Immédiatement relayé en stéréophonie par les trois autres co-locataires de la chambre, aussi surprises que si un ovni s'était posé sur la table de chevet :

— « Il y a quelqu'un ? »

La sage-femme déboule en trombe dans la pièce, jette un œil expert sur le calendrier et décrète avec l'autorité d'un général en chef :

— « C'est impossible, ce n'est pas le bon moment ! »

Il faut dire qu'à cette époque, on ne contredisait pas les ordres d’une personne en blouse blanche aussi importante. C'était un peu comme expliquer au curé comment dire la messe. Sauf que ma mère en était à son quatrième round en matière de maternité. Avec le calme olympien d'une femme qui a déjà vu tout ce que la biologie peut produire comme caprices, elle rétorque simplement :

— « Je vous dis que si, c’est mon quatrième, je commence à savoir. »

La sage-femme, vexée dans son dogme obstétrique, lève les yeux au ciel et lâche un définitif :

— « Non, impossible. » Et elle s'apprête à tourner les talons pour aller soigner des gens qui, eux, respectent le planning.

C'est le moment exact que j'ai choisi pour ponctuer le débat. Ma mère la rappelle d'un ton presque poli :

— « Bah voilà, c’est fait. »

Panique à bord ! La sage-femme pivote, revient en courant et manque de s'emmêler les sabots. Il faut dire qu'à l'époque, la haute ingénierie du confort hospitalier voulait que les jeunes accouchées soient solidement emmaillotées, ligotées dans des draps et des bandes pour "ne pas salir les lits" (et accessoirement, pour éviter qu'elles ne bougent trop, on ne sait jamais). Sauf qu'avec un bébé qui décide de pointer le bout de son nez au milieu de ce paquet de linge, le risque d'étouffement devenait soudainement une option très active.

Et j'étais là, planté au beau milieu de ce fatras de bandes, de couches en tissu grand format et de draps amidonnés.

La sage-femme, reprenant ses esprits entre deux sueurs froides, n'a pu s'empêcher de lâcher ce vibrant hommage, devenu la première critique littéraire de ma vie :

— « Eh ben, elle est forte, celle-là ! »

(Petite rectification historique au passage : j'étais un garçon, mais dans le feu de l'action et l'urgence du moment, les détails genrés avaient visiblement un peu de retard à l'allumage. C'était le premier bug de ma matrice, et il annonçait déjà la couleur !)

Et pendant ce temps on écoutait à la TSF

Serge Gainsbourg avec le poinçonneur des lilas , Mon manège à moi par Édith Piaf, L'ea

u vive par Guy Béart Gondolier par Dalida Si tu vas à Rio par Dario Moreno Scoubidou (Des pommes, des poires...) par Sacha Distel et Le jour où la pluie viendra par Gilbert Bécaud.

 

Dans les années 50, Serge Gainsbourg ne portait pas encore son pseudonyme ni son célèbre surnom de « Gainsbarre ». Il s'appelait alors Lucien Ginsburg (souvent appelé Lucien ou Lulu par ses proches) et se faisait appeler brièvement Julien Gris ou Julien Grix lorsqu'il signait ses premières compositions ou toiles avant d'adopter définitivement le nom de Serge Gainsbourg vers 1957-1958.

bon nous on l' appelait " feuille de chou" mais il bousculait les chansons de l' époque.

 

 

 

 

les actualités de l' année 1958

1958 : L' année où la Terre a failli s'arrêter (ou presque) !

Ah, 1958 ! Une année magnifique, extraordinaire, riche en événements majeurs...

Accrochez vos ceintures, retour vers le futur en marche arrière !

 Espace et Haute Technologie : La course est lancée !

La NASA débarque (enfin) : Les États-Unis, vexés d'avoir été doublés par le bip-bip du Spoutnik soviétique l'année d'avant, se disent qu'il est temps de réagir. Ils fondent donc la NASA. Objectif : envoyer des gens très courageux faire coucou aux étoiles.

Le gros mot de l'année : On lance le satellite Vanguard 1. Il est tout petit, il fonctionne à l'énergie solaire, et les scientifiques nous jurent qu'il va rester là-haut pendant des siècles. Spoiler : il y est encore, c'est le plus vieux déchet spatial de l'humanité. Merci les gars !

 Politique française : Le grand ménage de printemps

Le retour du Général : En France, c'est un peu le bazar avec la guerre d'Algérie. La IVe République tousse, crache ses poumons et rend l'âme. Qui appelle-t-on au secours ? Le Général de Gaulle, évidemment !

La Ve République est née : On rédige une toute nouvelle Constitution à la vitesse de l'éclair, on fonde la Ve République, et pouf, le tour est joué. La France change de look, et de régime avec.

 Culture Pop, Bouffe et Inventions qui ont changé nos vies

Attention aux fesses : En mars 1958, un certain Wham-O commercialise le hula-hoop. Des millions de personnes à travers le monde se retrouvent soudainement à se déhancher comme des dindes en plastique avec un cerceau autour de la taille. Une thérapie par le ridicule qui fonctionne toujours.

La malbouffe s'installe : Aux États-Unis, Pizza Hut ouvre sa première pizzeria. Le monde comprend alors que le fromage fondu et la pâte à pain allaient devenir les meilleurs amis de l'humanité pour les siècles des siècles.

Le roi du Rock est casé : Pendant qu'il cartonne avec ses tubes, Elvis Presley est appelé sous les drapeaux et s'engage dans l'US Army. Les fans paniquent, mais rassurez-vous, ses hanches s'en remettront.

 Sport : Le Brésil entre dans la légende

Le petit Pelé fait son show : C'est la Coupe du Monde de football en Suède. Un gamin de 17 ans nommé Pelé débarque, illumine la planète du ballon rond et offre au Brésil sa toute première étoile. Les Brésiliens découvrent la samba, les adversaires découvrent la dépression.

Bref, en 1958, entre les fusées qui s'envolent, les cerceaux qui tournent et le monde qui se modernise, on ne s'ennuyait pas une seule seconde !

Chroniques d'un autre temps : La photo de famille (ou le clan Gilbert sous haute tension)

Aujourd'hui, plongeons dans l'album de famille. Remettons le décor : nous sommes dans les années 50, une époque où le formica brillait, où la télévision s'apprêtait à envahir les foyers, et où la gestion d'une fratrie relevait parfois de la haute voltige sans filet.

Le clan au complet

Dans la famille, le compte n'y était pas tout à fait du premier coup, mais finissons par arriver à quatre enfants... enfin, trois survivants pour poser sur la photo officielle :

Le petit dernier (moi-même) : Unique spécimen mâle de la bande, stratégiquement positionné en train de sucer son pouce, bras solidement rivés sur son fidèle "Nounours" en tissu — un doudou dont le taux d'humidité salivaire frôlait déjà les records homologués.

Joëlle, la grande sœur : Dix ans de plus que moi (donc 12 ans à mes 2 ans). Un esprit libre, parfois un brin tête en l'air. C'est elle qui était capable de contempler les mouettes en marchant et de s'étaler magistralement sur le quai d'amarrage en voulant admirer le paquebot France, manquant de peu de s'offrir un grand plongeon si l'oncle de Paris, "Daddy", ne l'avait pas rattrapée au vol. Mais gardons les détails pour plus tard !

Monique : Six ans d'écart avec moi, et déjà la grosse tête de la famille en 1960 à l'âge de 8 ans. Meilleure élève de sa classe, autant dire qu'on ne pouvait placer un mot sans qu'elle nous sorte une référence du certificat d'études. On y reviendra, croyez-moi.

L'ange gardien, Brigitte

Mais avant mon arrivée en fanfare, maman Arlette avait mis au monde une jolie petite fille prénommée Brigitte. À cette époque, la médecine ignorait encore tout des subtilités de l'incompatibilité rhésus — papa Jean étant positif et maman négatif. Ce pauvre petit ange s'en alla rejoindre les étoiles quinze jours après sa naissance, terrassé selon les pédiatres par une vilaine jaunisse.

Dans ce malheur absolu, une lueur d'humanité inattendue jaillit, sans se rendre compte du mal supplémentaire. Brigitte était décédée à la clinique. La loi et les us de l'époque voulaient qu'on la laisse à la morgue, une perspective insoutenable pour mes parents. Saisi de compassion, le chef de service prit fait et cause pour eux : il les autorisa à la ramener à la maison discrètement, en faisant mine de rien.

La cruauté des belles intentions

En cette année 1954, le concept de cellule psychologique post-traumatique n'existait pas. Imaginez la scène : maman, la tête haute, tenant contre son cœur le petit corps de Brigitte enroulé dans une couverture, cheminant au bras de papa dans les couloirs de la clinique.

Sur leur passage, des passants attendris les arrêtaient avec le sourire : « Oh, quel magnifique bébé ! Si calme, avec un teint si clair... »

Parfois, les meilleures attentions du monde cachent une cruauté insoupçonnée. Cet épisode a forgé la sensibilité et la mémoire de notre famille, une histoire invisible mais ancrée à jamais dans nos racines.

LE FRANCE

Embarquez pour une croisière temporelle à bord du "France", le plus élégant, le plus fastueux et le plus capricieux des géants des mers !

Voici l'histoire de ce mythe maritime racontée comme une grande aventure, entre coups d'éclat, vie de château et drames larmoyants.

Chapitre 1 : Le "bébé" de De Gaulle (1962)

L'idée folle : Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France veut prouver qu'elle n'a pas dit son dernier mot. Le Général de Gaulle en personne décide qu'il faut un paquebot amiral, le symbole de la grandeur française sur l'Atlantique.

Le baptême : Le 11 mai 1960, le président casse la bouteille de champagne sur la coque. Et le 3 février 1962, c'est le grand départ inaugural Le Havre - New York. À l'époque, c'est le plus long paquebot du monde (316 mètres de long, soit plus grand que la Tour Eiffel couchée !).

Chapitre 2 : La vie de château sur l'Atlantique

À bord du France, on ne voyage pas, on vit un rêve éveillé. C'est le "Titanic" en mieux (sans l'iceberg) :

Un art de vivre à la française : Des chefs cuisiniers légendaires, des rivières de champagne, des passagers ultra-chic (stars de cinéma, milliardaires, politiques).

Le temple du design : Une déco ultra-moderniste des années 60, des salons somptueux, une piscine, un théâtre et même un chenil pour les chiens des stars (nourris au filet de bœuf, s'il vous plaît !).

Deux mondes sous le même toit : Comme sur tous les transatlantiques de l'époque, la première classe et la classe touriste vivent séparées. Mais rassurez-vous, même les "touristes" profitent d'un confort que beaucoup envient !

Chapitre 3 : La douche froide des années 70

Malheureusement, le vent tourne très vite pour notre beau paquebot :

Le carburant s'envole : En 1973, c'est le premier choc pétrolier. Le prix du pétrole explose. Or, le France est une vraie chaudière géante qui consomme un max. Résultat : chaque traversée coûte une fortune à l'État français.

L'avion arrive en force : Le Concorde et les Boeing 747 débarquent. Traverser l'Atlantique en quelques heures prend le pas sur le romantisme de la croisière de cinq jours.

Chapitre 4 : La mutinerie (1974)

C’est le moment le plus rocambolesque de son histoire ! Le 11 septembre 1974, le gouvernement annonce la suppression de la subvention du navire et sa mise au rancart.

La révolte gronde : L'équipage, furieux, refuse de rentrer au Havre. En pleine mer, au large du Havre, les marins bloquent le paquebot et le mettent au mouillage.

Le siège : Ils refusent de débarquer pendant des semaines. Certains passagers se retrouvent pris en otage, mais l'ambiance vire presque à la colonie de vacances géante. C'est la grève la plus célèbre de l'histoire maritime française !

Chapitre 5 : Le sommeil du géant et la renaissance "Norway"

La longue sieste : Après cette grève, le France est remorqué dans un coin du port du Havre qu'on appellera tristement le "quai de l'oubli". Il y restera endormi pendant des années, devenant le fantôme de la gloire française.

Une seconde vie sous les cocotiers : En 1979, il est racheté par un croisiériste norvégien (Norwegian Cruise Line). Exit l'Atlantique Nord et la grisaille, le navire est transformé en bateau de croisière tropicale aux Bahamas et est rebaptisé le "Norway". On lui ajoute même des ponts supplémentaires !

Chapitre 6 : La triste fin (2008)

Après avoir chanté le chant des sirènes sous le soleil, le géant commence à vieillir. En 2003, une terrible explosion de chaudière fait des victimes à bord. C'est le début de la fin.

Vendu à la casse, le Norway (devenu Blue Lady) termine son épopée sur les plages indiennes d'Alang en 2008, découpé morceau par morceau malgré les protestations des nostalgiques.

 

MICHEL SARDOU " LE FRANCE novembre 1975